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Depuis des années ( 2ème épisode)
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| 24 Mai 2008 à 16:18 | Depuis des années ( 2ème épisode) |
![]() Amahri Message privé Usager Actif Messages: 31 Votes reçus: 0 Inscription: 2008-04-27 Bloquer |
Toute histoire d'amour commence par une rencontre. Et celle de ma femme et moi n'a pas échappé à la règle. Ma femme et moi nous étions rencontrés quelques années plus tôt lors d'un casting pour un feuilleton brésilien qui allait par la suite devenir célébre en France. Il s'agissait non pas de faire les acteurs mais d'en assurer le doublage pour la télévision française. Nous devions être une bonne cinquantaine à attendre de passer notre audition. Et, le hasard avait voulu qu'une charmante jeune femme très douce était assise à côté de moi. Elle portait un tailleur et avait des yeux en amande. Derrière sa nuque, on pouvait découvrir un tatouage qui disait : " Fight The Power !". Nos regards se croisaient puis s'évitaient comme si soudainement encerclés par des plaques de verglas. Partis à ce rythme, un strabisme certain nous menaçait. Alors, pour compenser sans doute, nos corps tentaient de nous rapprocher. Et, il arrivait que nos épaules où nos genoux s'effleurent et se frôlent à travers les tissus de nos vêtements. Mais la ouate de nos bouches demeurait désespèremment close. C'est alors qu'une femme souriante est venue s'asseoir près de nous. Son physique, en prime abord, ne m'a pas marqué. Je me demande simplement comment elle a fait pour venir jusqu'à nous vu que nous étions tous serrés les uns contre les autres dans cette salle . La jeune femme souriante m'a dit qu'elle s'appelait Naomi. Que je lui rappelais un de ses cousins. Et que, comme lui, je dégageais quelque chose. Naomi n'a pas cessé, dès lors,de me parler. Peu après, ma voisine a été appelée pour passer son audition.Et, très vite, dans la salle d'attente, nous avons été stupéfaits d'entendre des borborygmes et des éclats de rires en provenance du casting. Puis, je vis la jeune femme inconnue partir précipitamment en rougissant. Elle me lança un dernier regard comme pour m'implorer. J'allais me lever pour aller vers elle. Lorsque je sentis les ongles de Naomi me rentrer dans la main. Elle me souffla dans l'oreille : " Tu n'es rien pour elle. Et il ne se passera jamais rien entre elle et toi. Crois-tu autrement que je serais venue vers toi ? Nous, les femmes, sommes plus intuitives que vous. S'il y avait eu la moindre chance de quoique ce soit entre elle et toi, jamais je n'aurais pris le risque de tenter ma chance avec toi. Tu réfléchis ! C'est à prendre ou à laisser! Si tu vas vers cette femme, tu ne sauras jamais ce que j'avais en tête pour nous deux...". J'hésitai un court instant. Puis me rassis. Autant que les propos tenus par Naomi, je fus troublé par la chaleur de son souffle contre ma peau alors qu'elle me parlait au point d' en éprouver une agréable sensation de chatouillement. Comme découragée, l'inconnue sortit tête baissée. Ni Naomi ni moi ne fûmes pris pour le doublage. Mais nous apprîmes que la jeune femme inconnue était muette et s'était proposée pour doubler tous les passages non parlés du feuilleton. C'est fou comme notre regard sur les êtres et les choses peut changer. Ce que l'on peut trouver sans attrait particulier en prime abord peut par la suite, à bien y regarder, s'avèrer flamboyant. C'est ce qui se passa au fil des jours avec Naomi. On aurait dit qu'elle était la soeur jumelle du roi Midas. Ou que les tuiles qui déversaient toutes sortes d'orties et de pluies dans mes yeux brouillant mon regard avaient comme été assainies ou déplacées d'un seul coup. Je découvris les cambrures de Naomi. La Joliesse de ses pieds comme l'onctuosité de sa peau. Sa voix me transplantait de l'hélium dans le corps. Les nuances de son regard m'enveloppaient d'émotions sans cesse différentes. Seule la mer sans doute pouvait me faire vivre de tels états d'accoutumance. L'esprit de Naomi était une fine lame perçant au plus profond des chaînes dont s'encombre tout être. Et elle me donnait à connaître l'aube d'une certaine liberté au sein de laquelle je me sentais paré de la plus vive vulnérabilité puisque je n'y étais pas habitué. Enfin, le simple fait de voir Naomi marcher dans une gare ou dans les rayons d'un vulgaire supermarché me faisait bander. Pour savourer complétement cette histoire, je choisis de la cacher à mes amis. Ce qui s'avèra par la suite - comme on le verra- une de mes premières grossières erreurs. A cette époque, je vivais dans un studio de 3O mètres carrés. Ce qui me suffisait amplement. Naomi, un beau jour, me dit : " Le luxe, c'est l'espace ! On ne va tout de même pas vivre comme des singes dans une cage que l'on viendrait voir comme dans un zoo !". Et, j'ai trouvé qu'elle avait raison. D'abord, avec son aide, j'ai bazardé un certain nombre de mes vêtements et chaussures que je possédais depuis des années et auxquels j'étais attaché. Naomi m'encourageait en me disant : " Contrairement à tout ce qui se raconte, on ne fait pas du neuf avec du vieux !". Et puis, en souriant, elle me répétait souvent en se mettant derrière moi - elle savait que j'aimais ça -: " Tu fais peau neuve, mon chéri...". Vous ne me croirez peut-être pas mais je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie. Après six mois de relation environ, j'avais donc changé de logement. J'avais quitté mon appartement de Sarcelles pour une maison à Maisons-Laffites avec Naomi. Le répondeur de mon téléphone portable recevait encore régulièrement les messages de mes amis qui s'inquiétaient de mon silence. Du moins tant que je conservais encore le même numéro. Naomi et moi étions en parfaite symbiose. Deux ou trois mots de sa part me nourrissaient pour la journée. Du reste, je perdis environ 8 kilos en six mois. Naomi m'avait mis au sport et au régime. Ancienne sportive de haut niveau, elle me répétait qu'elle n'entendait pas être avec un homme qui faisait un peu de gras tous les jours comme s'il allait servir de bidoche pour le prochain barbecue de l'été. Puis, une nuit, me regardant les yeux dans les yeux, c'était une nuit d'été, Naomi m'a dit : " Bon, concrètement, qu'est-ce qu'on fait ?! parce-que vivre ensemble sans se marier, c'est vivre dans le péché. Et on n'a qu'une vie. Tu m'aimes ou tu m'aimes pas ?!". Je garde de cette nuit un souvenir ému à la mesure de mon trouble. Il faut me comprendre. C'était une de ces nuits où il fait très chaud et où il est très difficile de trouver le sommeil. Les moustiques opéraient leurs migrations les plus folles dans notre maison. Or, étrangement, chaque fois que Naomi avait les yeux ouverts, ceux-ci semblaient dotés des pouvoirs de la citronnelle. Les moustiques disparaissaient dans des espaces inconnus de notre imaginaire. Et cette nuit-là, on eut dit que lorsque Naomi m'invita à prendre mes responsabilités, les moustiques avaient appris leur chorégraphie par coeur. Car après chaque mot qu'elle me dit, j'entendis la cohorte de moustiques s'éloigner un peu plus de notre vie pour, du reste, ne jamais réapparaître dans notre foyer. " Tu m'aimes ?" me demanda Naomi d'une voix d'enfant qui demande à être rassurée. Je commençai de bredouiller que je me méfiais de ce mot-là. Qu'aujourd'hui, cela ne voulait rien dire. Que je préfèrais être là avec elle et que c'était cela pour moi l'amour plutôt que toutes ces formules toute faites qui semblaient tout droit sorties de barils de lessive. Naomi me coupa pour me dire : " Je ne te demande pas de me raconter ta vie...je te demande juste si tu m'aimes. C'est pourtant simple comme question...". Je commençai de tortiller dans notre lit. A essayer de lui expliquer que ce caractère solennel faisait souvent que l'on se sentait devenir prisonnier de ce genre d'engagement. Que l'on en venait à se sentir dépossédé de sa propre vie. Alors que je voulais être celui qui décide de ma vie. Sans se démonter et avec juste ce qu'il faut d'insolence, Naomi m'a simplement dit : " Mon pauvre vieux, arrivé à ton âge si on est encore célibataire, c'est qu'on est un exécutant de sa propre existence. Alors, tu te décides parce-que moi, je veux vivre avec un homme qui sait un minimum ce qu'il veut. C'est fini les temps des enfantillages et du touche-pipi comme lorsque l'on a 17 ans. Tu auras bientôt 40 ans et moi j'en ai 30." Puis, elle est partie dans le salon. Mal à l'aise, je l'ai suivie. Je l'ai vue, avec la télécommande, allumer la télévision et commencer à regarder un feuilleton brésilien. Je voyais bien qu'elle était contrariée. Je me suis approché d'elle et ai essayé de la toucher, de la prendre dans mes bras. Froidement, elle m'a dit : " Tu me dégoûtes". Deux grosses larmes ourlaient son visage. Nous nous sommes mariés quelques mois plus tard. Aucun de mes amis n'était présent. En voyant simplement leur photo, Naomi m'avait très vite dit qu'elle n'était pas intéressée par leur connaissance. Pour notre voyage de noces, j'avais pensé me rendre en Inde avec elle. Naomi a opté pour une semaine à Central Parc. Elle m'a dit que d'ordinaire les gens faisaient tout un tralala pour leur mariage. Résultat : cela leur coûtait des sommes exorbitantes qu'ils prennaient des années à rembourser. Elle a estimé que notre amour n'avait pas besoin de débauches d'argent pour exister. Je l'ai approuvée. Sa maturité ne cessait de m'impressionner.... |
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| 24 Mai 2008 à 16:23 | Re: Depuis des années ( 2ème épisode) |
![]() annies Message privé Usager Actif Messages: 15404 Votes reçus: 0 Inscription: 2008-04-09 Bloquer |
Citation du message publié par Amahri et alors ca finit comment mal je penseToute histoire d'amour commence par une rencontre. Et celle de ma femme et moi n'a pas échappé à la règle. Ma femme et moi nous étions rencontrés quelques années plus tôt lors d'un casting pour un feuilleton brésilien qui allait par la suite devenir célébre en France. Il s'agissait non pas de faire les acteurs mais d'en assurer le doublage pour la télévision française. Nous devions être une bonne cinquantaine à attendre de passer notre audition. Et, le hasard avait voulu qu'une charmante jeune femme très douce était assise à côté de moi. Elle portait un tailleur et avait des yeux en amande. Derrière sa nuque, on pouvait découvrir un tatouage qui disait : " Fight The Power !". Nos regards se croisaient puis s'évitaient comme si soudainement encerclés par des plaques de verglas. Partis à ce rythme, un strabisme certain nous menaçait. Alors, pour compenser sans doute, nos corps tentaient de nous rapprocher. Et, il arrivait que nos épaules où nos genoux s'effleurent et se frôlent à travers les tissus de nos vêtements. Mais la ouate de nos bouches demeurait désespèremment close. C'est alors qu'une femme souriante est venue s'asseoir près de nous. Son physique, en prime abord, ne m'a pas marqué. Je me demande simplement comment elle a fait pour venir jusqu'à nous vu que nous étions tous serrés les uns contre les autres dans cette salle . La jeune femme souriante m'a dit qu'elle s'appelait Naomi. Que je lui rappelais un de ses cousins. Et que, comme lui, je dégageais quelque chose. Naomi n'a pas cessé, dès lors,de me parler. Peu après, ma voisine a été appelée pour passer son audition.Et, très vite, dans la salle d'attente, nous avons été stupéfaits d'entendre des borborygmes et des éclats de rires en provenance du casting. Puis, je vis la jeune femme inconnue partir précipitamment en rougissant. Elle me lança un dernier regard comme pour m'implorer. J'allais me lever pour aller vers elle. Lorsque je sentis les ongles de Naomi me rentrer dans la main. Elle me souffla dans l'oreille : " Tu n'es rien pour elle. Et il ne se passera jamais rien entre elle et toi. Crois-tu autrement que je serais venue vers toi ? Nous, les femmes, sommes plus intuitives que vous. S'il y avait eu la moindre chance de quoique ce soit entre elle et toi, jamais je n'aurais pris le risque de tenter ma chance avec toi. Tu réfléchis ! C'est à prendre ou à laisser! Si tu vas vers cette femme, tu ne sauras jamais ce que j'avais en tête pour nous deux...". J'hésitai un court instant. Puis me rassis. Autant que les propos tenus par Naomi, je fus troublé par la chaleur de son souffle contre ma peau alors qu'elle me parlait au point d' en éprouver une agréable sensation de chatouillement. Comme découragée, l'inconnue sortit tête baissée. Ni Naomi ni moi ne fûmes pris pour le doublage. Mais nous apprîmes que la jeune femme inconnue était muette et s'était proposée pour doubler tous les passages non parlés du feuilleton. C'est fou comme notre regard sur les êtres et les choses peut changer. Ce que l'on peut trouver sans attrait particulier en prime abord peut par la suite, à bien y regarder, s'avèrer flamboyant. C'est ce qui se passa au fil des jours avec Naomi. On aurait dit qu'elle était la soeur jumelle du roi Midas. Ou que les tuiles qui déversaient toutes sortes d'orties et de pluies dans mes yeux brouillant mon regard avaient comme été assainies ou déplacées d'un seul coup. Je découvris les cambrures de Naomi. La Joliesse de ses pieds comme l'onctuosité de sa peau. Sa voix me transplantait de l'hélium dans le corps. Les nuances de son regard m'enveloppaient d'émotions sans cesse différentes. Seule la mer sans doute pouvait me faire vivre de tels états d'accoutumance. L'esprit de Naomi était une fine lame perçant au plus profond des chaînes dont s'encombre tout être. Et elle me donnait à connaître l'aube d'une certaine liberté au sein de laquelle je me sentais paré de la plus vive vulnérabilité puisque je n'y étais pas habitué. Enfin, le simple fait de voir Naomi marcher dans une gare ou dans les rayons d'un vulgaire supermarché me faisait bander. Pour savourer complétement cette histoire, je choisis de la cacher à mes amis. Ce qui s'avèra par la suite - comme on le verra- une de mes premières grossières erreurs. A cette époque, je vivais dans un studio de 3O mètres carrés. Ce qui me suffisait amplement. Naomi, un beau jour, me dit : " Le luxe, c'est l'espace ! On ne va tout de même pas vivre comme des singes dans une cage que l'on viendrait voir comme dans un zoo !". Et, j'ai trouvé qu'elle avait raison. D'abord, avec son aide, j'ai bazardé un certain nombre de mes vêtements et chaussures que je possédais depuis des années et auxquels j'étais attaché. Naomi m'encourageait en me disant : " Contrairement à tout ce qui se raconte, on ne fait pas du neuf avec du vieux !". Et puis, en souriant, elle me répétait souvent en se mettant derrière moi - elle savait que j'aimais ça -: " Tu fais peau neuve, mon chéri...". Vous ne me croirez peut-être pas mais je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie. Après six mois de relation environ, j'avais donc changé de logement. J'avais quitté mon appartement de Sarcelles pour une maison à Maisons-Laffites avec Naomi. Le répondeur de mon téléphone portable recevait encore régulièrement les messages de mes amis qui s'inquiétaient de mon silence. Du moins tant que je conservais encore le même numéro. Naomi et moi étions en parfaite symbiose. Deux ou trois mots de sa part me nourrissaient pour la journée. Du reste, je perdis environ 8 kilos en six mois. Naomi m'avait mis au sport et au régime. Ancienne sportive de haut niveau, elle me répétait qu'elle n'entendait pas être avec un homme qui faisait un peu de gras tous les jours comme s'il allait servir de bidoche pour le prochain barbecue de l'été. Puis, une nuit, me regardant les yeux dans les yeux, c'était une nuit d'été, Naomi m'a dit : " Bon, concrètement, qu'est-ce qu'on fait ?! parce-que vivre ensemble sans se marier, c'est vivre dans le péché. Et on n'a qu'une vie. Tu m'aimes ou tu m'aimes pas ?!". Je garde de cette nuit un souvenir ému à la mesure de mon trouble. Il faut me comprendre. C'était une de ces nuits où il fait très chaud et où il est très difficile de trouver le sommeil. Les moustiques opéraient leurs migrations les plus folles dans notre maison. Or, étrangement, chaque fois que Naomi avait les yeux ouverts, ceux-ci semblaient dotés des pouvoirs de la citronnelle. Les moustiques disparaissaient dans des espaces inconnus de notre imaginaire. Et cette nuit-là, on eut dit que lorsque Naomi m'invita à prendre mes responsabilités, les moustiques avaient appris leur chorégraphie par coeur. Car après chaque mot qu'elle me dit, j'entendis la cohorte de moustiques s'éloigner un peu plus de notre vie pour, du reste, ne jamais réapparaître dans notre foyer. " Tu m'aimes ?" me demanda Naomi d'une voix d'enfant qui demande à être rassurée. Je commençai de bredouiller que je me méfiais de ce mot-là. Qu'aujourd'hui, cela ne voulait rien dire. Que je préfèrais être là avec elle et que c'était cela pour moi l'amour plutôt que toutes ces formules toute faites qui semblaient tout droit sorties de barils de lessive. Naomi me coupa pour me dire : " Je ne te demande pas de me raconter ta vie...je te demande juste si tu m'aimes. C'est pourtant simple comme question...". Je commençai de tortiller dans notre lit. A essayer de lui expliquer que ce caractère solennel faisait souvent que l'on se sentait devenir prisonnier de ce genre d'engagement. Que l'on en venait à se sentir dépossédé de sa propre vie. Alors que je voulais être celui qui décide de ma vie. Sans se démonter et avec juste ce qu'il faut d'insolence, Naomi m'a simplement dit : " Mon pauvre vieux, arrivé à ton âge si on est encore célibataire, c'est qu'on est un exécutant de sa propre existence. Alors, tu te décides parce-que moi, je veux vivre avec un homme qui sait un minimum ce qu'il veut. C'est fini les temps des enfantillages et du touche-pipi comme lorsque l'on a 17 ans. Tu auras bientôt 40 ans et moi j'en ai 30." Puis, elle est partie dans le salon. Mal à l'aise, je l'ai suivie. Je l'ai vue, avec la télécommande, allumer la télévision et commencer à regarder un feuilleton brésilien. Je voyais bien qu'elle était contrariée. Je me suis approché d'elle et ai essayé de la toucher, de la prendre dans mes bras. Froidement, elle m'a dit : " Tu me dégoûtes". Deux grosses larmes ourlaient son visage. Nous nous sommes mariés quelques mois plus tard. Aucun de mes amis n'était présent. En voyant simplement leur photo, Naomi m'avait très vite dit qu'elle n'était pas intéressée par leur connaissance. Pour notre voyage de noces, j'avais pensé me rendre en Inde avec elle. Naomi a opté pour une semaine à Central Parc. Elle m'a dit que d'ordinaire les gens faisaient tout un tralala pour leur mariage. Résultat : cela leur coûtait des sommes exorbitantes qu'ils prennaient des années à rembourser. Elle a estimé que notre amour n'avait pas besoin de débauches d'argent pour exister. Je l'ai approuvée. Sa maturité ne cessait de m'impressionner.... |
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